Devenir consultant

devenir-consultantLe billet du mois d’octobre est consacré à une perspective qui tente de nombreux cadres-experts en poste ou en reconversion.

Le nombre de consultants a triplé en France depuis 2005 (100 000 consultants en 2011 d’après l’INSEE). Mais 50 % cessent leur activité après un an (source SYNTEC). (1)

Si vous êtes vous-même créateur ou dirigeant d’entreprise, n’hésitez pas à vous rendre sur MARKETING ELEVATOR, l’espace des entrepreneurs.

Sinon, vous pouvez être attentif à ce partage d’expérience.

Préparer son projet
Certains accompagnateurs, toujours bienveillants comme il se doit, vous parleront de posture, d’attitude ou de capacité à gérer un projet.

Avant d’en arriver à ces considérations, il est important de s’interroger :
– mes compétences sont-elles transposables en tant que consultant ?
– comment exercer mon métier en prestataire alors que je ne connais que le salariat ?
– à qui vais-je m’adresser ?
– ces clients pressentis sont-ils vraiment intéressés par mon savoir-faire ?
– comment transformer une compétence en offre de service ?
– comment fixer mes honoraires ?

Construire son offre
Il est indispensable d’étudier votre marché cible a minima. Vous avez détecté un potentiel et vous avez confiance en votre expertise.

Pour cela, essayez de visualiser votre future plaquette et une fois encore posez-vous les bonnes questions :
– quels sont mes concurrents, directs et indirects ?
– quel est mon produit, mon offre de services ?
– à qui s’adresse-t-ils ?
– quel est mon pitch ?
– quelle est la vocation de mon entreprise ?
– quel est ma particularité, mon critère de différenciation ?

Préparer son lancement et sa promotion
Les nombreux conseillers précités vont vous parler de la nécessite de soigner son image, de travailler son personal branding ou bien de lancer un site internet. Je serais moins catégorique !

Tout d’abord, ces actions représentent des investissements à long terme (comme un site internet par exemple). Par ailleurs, la première année, on tâtonne !

Vous pensez vendre le produit X mais vos clients préfèrent votre prestation Y ! Alors autant attendre quelques mois avant d’investir en communication, à moins d’avoir réalisé une étude de marché en béton ou de débuter avec un portefeuille de clients.Rester à l’écoute de vos clients, et pas seulement pour pérenniser la relation ou le business. Votre client vous fait passer des messages, à vous de les écouter et de les exploiter en améliorant votre offre ou votre argumentaire.

Prospecter et se vendre
Qui aime prospecter et faire du phoning ? Pas grand monde !
La plus grande erreur consiste à penser que parce que l’on a travaillé tant d’années dans tel grand groupe, les clients vont sonner à votre porte. Sorti du salariat, il faut repartir de zéro et faire de nouveau ses preuves !

Pour doper votre prospection, il y a les réseaux sociaux professionnels et les réseaux d’entrepreneurs (le contenu de ces billets est toujours d’actualité).

Ne négligez pas l’aspect psychologique dans la réussite de la prospection et n’hésitez pas à rejoindre un réseau d’entrepreneurs dont les membres pourront vous soutenir de bien des manières.

Nice to have or need to have
Je terminerai par le nerf de la guerre… Le retour sur investissement.

Mes activités de conseil aux dirigeants et créateurs d’entreprise ne couvrent pas le volet financier. Néanmoins, le marketing est une discipline rigoureuse et orientée résultats. Alors ma déformation professionnelle m’incite à me poser cette question chère aux américains : nice to have needs to have ? (est-ce nécessaire ou est-ce que c’est juste sympa ?).

Fixez-vous un objectif de résultat, quantitatif et qualitatif et mettez en place les moyens d’atteindre ces objectifs. Surtout fixez-vous une limite dans le temps et faites le point par période : telle méthode, tel outil ont-ils donné des résultats ou non ? Dans ces cas-là, n’insistez pas.

Si vous faites appel à des consultants, faites des recherches sur internet, au travers de votre réseau professionnel, interrogez-les sur leurs résultats, n’hésitez pas à les challenger car faire appel à un prestataire n’est ni gratuit ni anodin.

Le mot de la fin
devenir-consultant-independantNe vous découragez pas dès la première année, un chiffre d’affaires se constitue peu ) peu, mieux vaut se fixer comme cap de construire des fondations solides pour durer, même si pour cela, il faut refuser certains contrats.

La première année, on tâtonne donc, mais en adoptant la démarche marketing (transformer une faible en force, une menace en opportunité), vous trouverez les leviers pour rebondir et pérenniser votre activité. À votre avis, pourquoi LEA CONSEILS EMPLOI Sarl s’apprête à devenir MARKETING ELEVATOR après 18 mois d’activité

Le thème vous intéresse ? N’hésitez pas à vous exprimer !
Merci pour votre fidélité.

Auteur : Léa Riposa.
Publié le 17 octobre 2016.

(1) : Pour plus d’informations sur les professions libérales : Observatoire des Métiers dans les Professions Libérales.